Cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas de Nice



Logo « Marseille on the move »


À la différence d’autres langues, les langues « du Nord » arrivées en Provence sont le fait d’une immigration parfois aisée ou, pour l’anglais, de l’influence culturelle.

Entre tourisme et immigration

Le russe est une langue slave qui s’écrit avec l’alphabet cyrillique. Sa présence en Provence remonte à la fin du XIXe siècle avec le développement d’un tourisme aisé et d’abord hivernal sur la Côte d’Azur. De nombreux Russes immigrent par la suite en France, après les révolutions de 1905 et, surtout, de 1917 : après Paris, Nice est un important lieu d’implantation de ces « Russes blancs » fuyant le nouveau régime bolchévique. On trouve parmi eux des officiers ou sous-officiers, des industriels, professions libérales, riches paysans ou hauts fonctionnaires. Pendant longtemps la langue russe joue, avec la religion orthodoxe, un rôle prépondérant d’identification dans cette communauté.

Les autres langues « du Nord » présentes en Provence, comme le néerlandais ou l’allemand (deux langues germaniques), le sont de manière saisonnière : chaque année, des milliers de touristes viennent dans la région, la plus touristique de France après l’Ile-de-France.

L’influence particulière de l’anglais

L’anglais est également une langue germanique. Comme les Russes, de nombreux touristes britanniques sont présents l’hiver sur la Côte d’Azur dès le XIXe siècle (voir la « promenade des Anglais »). Au XXe siècle, des immigrés d’Afrique, d’Inde ou du Sri Lanka parlent également anglais comme langue seconde.
Mais l’influence de l’anglais en Provence est, comme ailleurs en France, très liée à son statut de langue internationale. C’est la langue typiquement choisie pour s’adresser aux étrangers qui ne parlent pas français, que ce soit de manière formelle ou non : sur les supports de signalisation, dans les publications, dans les annonces sonores dans les transports, etc. Quand bien même beaucoup de ceux dont le français n’est pas la première langue n’ont pas non plus l’anglais comme langue maternelle !


Mots

L’anglais a pénétré le français par un grand nombre d’anglicismes et il est particulièrement présent dans la publicité.

Ainsi, en 2011 la ville de Marseille s’est lancée dans une opération de city branding (ou markéting urbain) dans le but d’attirer plus de touristes. Elle a alors utilisé le slogan « Marseille on the move  » (« en mouvement »).

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Mark Sullivan, d’origine américaine, enseigne l’anglais au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. On entend également les voix d’un groupe de jeunes chercheurs en stage au CEA.

Références

  • Klaus Bochmann, L’anglais en France, Histoire sociale des langues de France
  • Natalia Golubeva-Monatkina, Le russe, Histoire sociale des langues de France